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E-critures

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26 février 2009

Fin du blog?

Je suis en train de créer mon propre site Internet qui est d'ailleurs une prolongation de ce blog. J'expliquerai les détails là-bas mais ce blog-ci va bel et bien s'éteindre. Il n'y a pas de raison de pleurer puisque tout continue ailleurs mais, je ne sais pas pour vous, je trouve ça quand même un peu triste. J'ai passé de bons moments ici. Merci à canalblog et bien sûr merci à vous tous, j'espère vous retrouver sur www.ecritures.fr.

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18 janvier 2009

DEUX POULETS

Variation1



DEUX POULETS


2 janvier 2009

CETTE ANN2E IL VA Y AVOIR DU CHANGEMENT


CETTE ANN2E IL VA Y



AVOIR DU


CHANGEMENT

 


 


29 septembre 2008

Démoniaque

ange17
Illustration: Y. Sadamato, Evangelion

   La cloche de l’église sonne, les oiseaux s’envolent. En bas, le prêtre sort précipitamment. Il a l’air furieux. Une femme court après lui. Elle tente de saisir le bas de sa robe mais échoue et tombe. Le prêtre ralentit un instant puis accélère à nouveau. On n’entend rien, mais derrière lui, assurément, la femme pleure.
    Le prêtre rencontre un homme un peu plus loin devant l’église. Il porte un costume d’une marque de prêt-à-porter célèbre et des lunettes de soleil. Il tient une valise dans la main droite qu’il remet au prêtre. Puis il s’en va. Une longue voiture noire est venue le chercher.
   Le prêtre revient sur ses pas, passe près de la femme. Elle se traîne sur le sol et tend ses mains vers la valise en criant. Cette fois, le prêtre ne ralentit même pas. Il ne lui jette pas le moindre regard.
   Il disparaît dans l’église. De longues minutes s’écoulent. Soudain je me sens enfin libéré. Je me rue à l’intérieur du bâtiment, traverse portes et murs et me retrouve nez à nez avec le prêtre.
−Tu as pêché  par orgueil vieil homme, en ouvrant cette valise, ce n’est pas seulement ta vie mais celle de toute l’humanité que tu as mise en péril.
−Silence démon tu es mon esclave et tu m’obéiras car pour toi je suis le Verbe.
−Je n’ai aucun maître et ce n’est pas toi qui me feras taire.
Alors le prêtre brandit une dague d’un étrange métal rouge. Il me regarde en me criant d’une voix tremblante.
−Obéis  ou disparais.
Je ne bouge plus. Je l’observe avec mes yeux grands ouverts. Finalement, j’ouvre la bouche :
−Où as-tu récupéré cet objet ? Sais-tu seulement à quoi il sert ?
−Silence, je sais simplement que tu ne peux refuser d’obéir à un ordre dicté par celui qui le possède.
Je me mets à rire car cette idée est la plus stupide que j’aie entendue depuis des décennies :
−Qui donc prêtre t’as fait croire à ces sornettes ?
Et je le vois blêmir, il lâche la lame. J’en profite et me jette sur lui, d’un coup je lui arrache la tête.

29 septembre 2008

Les Chroniques de Gaotian

nagash

Illustration: Nagash (Warhammer)

   Le pinceau que j’utilise pour peindre mes toiles est toujours le même. C’est un pinceau remarquable qui a plusieurs milliers d’années, il a été volé à l’un des plus grands mages de tous les temps. Cela s’est passé un matin, alors qu’il se brossait les dents, une ombre démoniaque invoquée par un nécromancien de seconde catégorie est venue lui dérober son bien.
   Aussitôt le bien dérobé, l’ombre fila à la vitesse de la lumière, mais au milieu de sa course, un golem de glace la saisit par le collet. En deux coups de poings ravageurs, l’ombre fut mise à terre. Le golem de glace ramassa le pinceau, son butin et marcha vers la toundra des barbares de l’est.
   Malheureusement pour lui, il devait, pour parvenir à destination, franchir le territoire d’un terrible dragon zombi. Ce dernier fut tout de suite informé de l’intrusion du golem. D’un seul mot, il invoqua une énorme météorite de feu noire qui tomba du ciel et réduisit instantanément l’intrus en cendres. Le dragon zombi ne se souciait pas du pinceau c’est pourquoi il le laissa sur le sol. Nuit après nuit, le pinceau s’enfonça dans les marécages.
   Un jour, la main d’un zombi fraîchement sortie de terre s’empara, par mégarde, du pinceau et le tint dans sa main droite à la manière d’un poignard. Une guerre épique opposait alors les redoutables forces du non moins redoutable comte des ténèbres aux démoniaques hordes des non moins démoniaques princes démons.
   Une escouade de l’armée humaine profita de l’occasion pour récupérer les marécages du dragon zombi. Mais très vite, les vaillants soldats furent repoussés, cependant l’un d’eux récupéra le pinceau. Il le rapporta au roi en gage d’espoir. Le roi fut aussitôt séduit par le présent. Etait-ce le fruit d’un plan maléfique minutieusement mis au point par le comte des ténèbres, ou simplement le fruit du hasard, le pinceau eut un effet tragique sur le roi. Au début, il perdit quelques cheveux, puis maigrit, son regard s’éteignit, sa peau devint plus froide. Son caractère se modifia lui aussi et de bon et juste qu’il était, le roi devint très vite d’une cruauté sans précédent pour le Royaume.
Il mangeait de moins en moins, la salle du trône était glaciale, on prétendait qu’il ne respirait plus, bref, le roi était devenu une liche.  Alors que l’armée des ténèbres accumulant défaite sur défaite était sur le point  de perdre la guerre qui l’opposait aux démons, l’armée des hommes intervint et usa de toutes ses forces pour l’assister. Les princes démons submergés battirent en retraite et perdirent beaucoup de leurs terres. Pour la première fois les limites de l’enfer avaient reculées.
Les conséquences furent terribles. Les plus hautes instances démoniaques, ivres de colère, investirent le plan terrestre où elles étaient mises en échec. Le ciel rougit pendant plusieurs jours. Pendant ce temps, dans la capitale de l’empire, le roi cédait son trône au comte maléfique, le sacrant Empereur des ténèbres. Il lui offrit son pinceau comme gage de fidélité. L’Empereur se servit de ce dernier pour tracer le pentacle runique le plus puissant jamais conçu.
Pendant plusieurs jours, accompagné de milliers de nécromanciens, il psalmodia un sort étrange que ses serviteurs suivaient difficilement. Personne ne savait ce qu’il préparait. Dehors, les démons avides de vengeance, aidés de puissants dieux dévastaient les terres de l’empire. Les morts ne se comptaient plus. La fin du monde semblait proche. Les armées de la nature, vieilles et fatiguées des combats, décidèrent de lancer leurs toutes dernières forces dans la guerre pour préserver la vie.
Les plus hauts arbres du monde sortirent de terre leurs racines, des élémentaires de toutes sortes, plus redoutables les uns que les autres, quittèrent leurs sanctuaires pour rejoindre le monde des humains, les archi-mages elfiques revêtirent leurs capes ensorcelées, sortirent leurs plus belles flèches, pendant que les hordes de nains quittaient les souterrains et cavernes remplies de gemmes portant sur leurs monstrueuses épaules d’impressionnantes armures et de très lourdes haches.
L’armée infernale parvint aux portes de la capitale humaine. Si la capitale tombait, le dernier espoir partait avec elle.  Elle devait tenir. Les forces de la nature restaient légèrement en retrait prêtes à attaquer. Une chose les retenait : un silence bizarre emplissait les rues de la capitale humaine. Aucun bruit. Les ombres des gardes semblaient irréelles.
Les démons eux aussi hésitaient. Avant qu’ils ne se décident, un immense éclair noir déchira le ciel, noir, des mains gigantesques surgirent, une créature squelettique gigantesque, d’une taille comme on en avait encore jamais vu, la plus grande créature de tout l’univers, s’introduisit sur ce pitoyable plan et dévora sans aucune pitié et sans distinction les membres des armées présentes.
La Mort s’abattait sur tous et l’Empereur ricanait. Les démons subirent les plus importants dégâts : les princes infernaux furent tous avalés par des cortex magiques, les démons majeurs tentèrent de s’enfuir vers d’autres plans et seuls deux d’entre eux, le plus puissant et le plus fourbe parvinrent à s’échapper. La Mort s’en prit ensuite aux humains et dévasta la ville. Tous moururent ou presque, car un petit bataillon de mercenaire parvint à gravir une haute montagne et désemparé à continuer d’assister, impuissant, à ce qui ressemblait de plus en plus à l’apocalypse.
Alors descendant de son trône végétale, le Grand Oracle, le Vivant parmi le Vivants, frappa son sceptre contre la terre et sacrifiant sa vie, embrasa le ciel faisant s’abattre une pluie éteignant jusqu’à La Mort elle-même et propageant une bienfaisante lumière. Pour les rares témoins, ce spectacle fut incroyable et dura l’éternité d’un instant qui se rejouerait encore et encore leurs cœurs et souvenirs. Après, il ne restait plus rien de la capitale, juste des ruines et le pinceau. Tout le reste avait disparu.
C’est mon père, l’un des mercenaires de la montagne, qui s’empara du pinceau. Je lui ai repris depuis, et je sais, je sais pertinemment aujourd’hui, que personne, cette fois, ne m’empêchera plus d’éteindre le monde.

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26 septembre 2008

L'étoile filante

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            Photo de Basquiat par Van der Zee

   Un astronaute atterrit sur un vieux caillou nu

Il lui dit:

« Tu sais j’en ai vu beaucoup des chauves comme toi, tu ne m’impressionnes pas! »

L’’astéroïde refuse de lui répondre.

Le temps passe. L’astronaute s’ennuie. Il s’imagine en train de jeter des pierres dans une marre au bord d’un chemin. Il jette des pierres grises. Elles ont des formes différentes. La première ne ressemble à rien. La seconde à une tête de chien, il hésite à la jeter. Il la tient à hauteur de ses yeux et la fait tourner. Soudain il est tiré de ses rêveries car il entend des bruits de pas venant du chemin. Il voit une jeune femme, ravissante, qui porte une longue robe blanche de fantôme. Soudain il est tiré de ses rêveries : l’astéroïde s’obstine à ne pas lui répondre.

   Il lui parle mais elle ne l’entend pas, ou elle le feint et se tait. Elle avance prudemment sur la route imaginaire qui l’a fait sortir de chez elle en ce jour qui suit le dimanche mais qui n’est pas le lundi. Elle évite toutes les flaques d’eau et la ligne sur laquelle ses pieds se posent zigzague. Dépasse sa réalité et elle se réveille

En baillant sur un astéroïde

Pendant qu’un astronaute devenu cosmonaute jette des pierres

Aux formes variées

Dans l’eau d’une marre.

La jeune fille parle à l’astéroïde :

« C’est parce que tu es nu et que pas un brin d’herbe ne recouvre ton crâne que les étoiles ne viennent plus te consoler. »

Elle l’entend pleurer.

Elle colle ses mains contre son dos. La souffrance qu’elle entend l’emplit de chagrin. Maintenant ils se sentent si tristes.

« Je vais partir » lui lance-t-elle. « Je vais partir mais je vais revenir ». Elle disparut.

Seul dans le vide interplanétaire, le petit rocher de l’espace broyait du noir avec gravité. Combien de temps s’était écoulé depuis que la jeune fille l’avait quitté ? Une minute, un an, un millénaire, l’éternité. Peut-être était-ce parce qu’il n’y avait pas de vent que le temps était ici si difficile à mesurer ? Lui a (le) temps. Et désespère. Il se dit qu’elle l’a oublié, que quelqu’un d’autre a eu besoin de son aide. Qu’elle est partie ailleurs, qu’elle a dévié complètement de sa trajectoire initiale, qu’elle l’a abandonnée, qu’elle l’a oubliée. Puis il ne pense plus à elle. Parfois en fait, il y pense. Mais il fait des efforts pour ne plus y penser. Et pourtant parfois, il l’imagine revenir. Parfois.

Un jour,

Elle revient.

A ses côtés, se tient un jeune homme souriant qui a l’air très gentil bien qu’un peu timide.

« Me revoilà solitaire astéroïde, je suis revenue comme je te l’avais promis. J’ai ramené avec moi celui qui est devenu mon mari. Il s’agit du décrocheur de planète. Nous sommes venus te délivrer. »

L’homme prit sa longue perche. La jeune fille sourit du sourire du bonheur. Tous sourirent. Tous étaient heureux. La petite pierre spatiale se sentait libre. Cette liberté laissait dans sa bouche une saveur comme il n’en avait encore jusqu’alors jamais ressenti. L’air frottait son visage et l’euphorie gagnait son cœur. La chaleur, une chaleur profonde, le réconfortait. Il s’embrasait. Ses amis le regardait partir au loin. Disparaître. Pendant que la jeune fille, une larme au coin de l’œil murmurait.

« File mon minuscule ami, file. »

25 septembre 2008

Une bien curieuse histoire 1

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  Je prends le calendrier dans mes mains et je regarde les jours défiler. La pointe de mon stylo recouvre les LMMJVD de chaque semaine, semaines qui, à leur tour sont ensuite barrées ; j’arrive à la date entourée de rouge. C’est aujourd’hui. Je recommence l’opération plusieurs fois, sauf que je n’utilise plus le stylo mais mon doigt. C’est aujourd’hui c’est sûr. Ils l’avaient dit, ils l’ont bien dit. Ils vont venir me chercher. Et s’ils viennent me chercher, cela veut dire que… cela veut dire…

   « Certaines choses sont plus difficiles à accepter que d’autres ». Je m’entends le dire et c’est d’une telle évidence que je trouve ça stupide. Stupide… je ne sais pas si c’est le bon mot. En tout cas je me mets à repenser à ce jour, ce jour où…enfin…c’est là que tout a commencé.

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   C’était un jour d’été où il faisait vraiment très chaud. Le soleil brûlait, le plastique fondait, les gens restaient debout pour ne pas se brûler les fesses, les places étaient désertes, le plan canicule était activé. Je ne sais plus pour quelle raison mais j’ai dû prendre la voiture. J’habitais en ville et devais me rendre dans un village voisin… Je ne me souviens plus pourquoi… C’est agaçant. La voiture était restée dehors  et l’air à l’intérieur était irrespirable, une vraie fournaise. J’ai du m’y reprendre un nombre incalculable de fois avant de trouver le courage (et la force) nécessaire(s) pour m’installer aux commandes de mon véhicule à essence bas de gamme.
    Sur le chemin…c’est sur le chemin que ça s’est passé. Je roulais les fenêtres ouvertes, la radio tournait et un homme parlait avec un ton ridicule. Je n’écoutais pas ce qu’il disait, j’étais perdu dans mes rêveries, je pensais à ce qui m’attendais, à ce que j’avais à faire, je me souviens bien que je pensais. Je pensais que je devais faire un truc, un truc vraiment important, mais, c’est agaçant à la fin, je ne me souviens plus quoi.
   Tout d’un coup, je me suis réveillé. J’ai relevé la tête : elle était appuyée contre le volant, ma voiture arrêtée en bord de route. D’une route. A l’abri de l’ombre de grands arbres qui diffusaient une fraîcheur presque surnaturelle étant donné la chaleur de quand je conduisais.
   Je me suis tout de suite demandé ce qui s’était passé. Combien de temps s’était écoulé ? Où j’étais ?! Je regardai ma montre : arrêtée. Mon portable éteint et impossible à rallumer, pareil pour la voiture. J’étais perdu, je ne savais ni où j’étais ni pourquoi. Je commençai à me demander si je n’étais pas devenu fou. Je sortis faire quelques pas dehors pour me remettre d’aplomb et réfléchir calmement. Je cherchai à prendre une cigarette dans ma poche, à l’endroit où je les rangeais d’habitude mais je trouvai à la place un livre de très petit format relié en cuir. Je sursautai et le laissai tomber sur le sol. Qu’est-ce qui se passait?

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   Le temps, le temps passait et je ne parvenais pas à prendre de décision. Devais-je partir à pied sans plus attendre ? Peut-être n’étais-je pas très loin de chez moi ? En quelques pas je retrouverai un paysage familier. Peut-être. Mais j’en doutais car même si le paysage ressemblait à celui de ma région, il y avait des différences,  des différences que je ne parvenais pas à saisir mais qui, je le sentais, me faisaient me dire que j’étais, à n’en point douter, beaucoup plus loin de chez moi que je ne l’espérais.
   Je regardais l’ouvrage sur le sol : je pensais « il faut que je le ramasse et que je l’ouvre ». Mais ça non plus, je n’osais pas le faire : rien qu’à l’idée de m’en approcher, je ressentais une peur terrible et un profond dégoût. Il me fallut de longues minutes d’exercices de respiration pour que je parvienne à me contrôler et par conséquent, à m’en approcher.
   Je tournai en rond, faisais les cent pas. Quand, soudain, je me retrouvai allongé dans mon lit. C’était à n’en point douter (au moins) le lendemain matin. Sur la table de ma cuisine reposait le petit livre en cuir. Mais qu’est-ce qui se passait ?

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25 septembre 2008

N'oubliez pas qu'en ce moment, le blog se passe

   N'oubliez pas qu'en ce moment, le blog se passe aussi en amont. Je remets actuellement à jour les pages de juin et juillet et bientôt d'août.

   Alors n'hésitez pas:
>Juin
>Juillet

Merci pour vos lectures!

croquisBB64_blog

illustration: Bruno BICHARA

23 septembre 2008

Koltès-like, dans la solitude d’un monde en carton

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   Si un homme est dans une salle vide et qu’il rêve éperdument qu’à ce moment précis, pénètre dans la salle en question une femme, peu importe laquelle du moment qu’elle soit belle et du moment qu’elle soit douce, si un homme dans une salle vide espère de toutes ces forces qu’une femme apparaisse et que, bien que ce soit impossible, cela se produise quand même, qu’une femme douce et belle pénètre dans la pièce et qu’elle s’assied, sur l’unique chaise libre, c'est-à-dire juste à côté de lui, si tout cela se passe, l’homme rassemblera toutes ses affaires, se lèvera et partira sans dire un mot. Il ne se retournera même pas, par contre le soir quand il se retrouvera seul dans son lit, des larmes de regret se mettront à couler quelque part au fond de son esprit, il sera triste en silence.


22 septembre 2008

Are you ready ?

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  Une telle opération comporte des risques importants. Pourtant aucun des sept hommes réunis dans le camion ne tremble. Ils sont prêts. Ils ont reçu une formation pour. Le véhicule s’arrête. Ils sortent les uns après les autres. La discipline.

 Le sol est boueux mais leurs chaussures sont prévues pour ce type de sol. Ils ont reçu un solide entraînement qui les a habitués à se mouvoir sur et même dans la boue, pas étonnant donc qu’ils se sentent à l’aise même dans ce type de situation.

 Autour d’eux, la jungle. Féroce aurait-on pu ajouter. Mais par pour eux, la jungle, ils la connaisse. Ils y ont déjà fait plusieurs stages. De plus, ils ont tout l’équipement nécessaire.

 Il pleut, ce qui n’arrange pas les choses, heureusement, ils portent des vestes imperméables.

 A tout moment, de derrière les broussailles pourrait surgir une terrible créature. Cela pourrait effrayer n’importe qui, mais pas eux car ils ont reçu des instructions très précises : en cas d’attaque d’animaux sauvages ils savent exactement comment réagir. Selon, l’espèce, l’état d’agressivité de l’animal ils savent quelles mesures prendre, quelle attitude adopter, et celui qui sait ce qu’il doit faire n’a pas le temps d’avoir peur.

 Pire qu’un animal, tapi dans un recoin chloroformé de la forêt, un ennemi, perfide, pourrait attaquer par surprise. A tout moment, même à cet instant précis. Pourtant, cela n’impressionne pas les sept hommes car ils ont répété pendant des heures, des jours, des semaines durant, des exercices très précis leur permettant de faire face à n’importe quelle embuscade, n’importe quelle situation.

 Pourtant, malgré toute leur confiance et tout leur entraînement, malgré toutes les heures passées à obéir à des ordres parfois humiliants, toutes les épreuves physiques traversées, les dépassements imposés, les efforts accomplis, les litres de transpiration versés, aucun d’entre eux ne parvient à éviter le missile leur fonçant dessus à mac 3.

 Ils explosent et s’éparpillent en plein de petits bouts, mais pas d’inquiétude, l’ennemi sait comment nettoyer, il a reçu une formation pour.

 

S6002527

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