<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>E-critures</title><link>http://espacetexte.canalblog.com/</link><description>Bêta-e-criveur cherche bêta-lecteurs.
Aucune expérience exigée.
Tous niveaux acceptés.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 04 Jul 2008 16:28:25 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Le monde est fou !</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/11/9532025.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/11/9532025.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9532025/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/11/9532025.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;object width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x2yirn&amp;amp;related=1&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;embed width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x2yirn&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x2yirn_michel-muller-20-ans_fun&quot;&gt;Michel Muller - 20 ans&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/gazobu&quot;&gt;gazobu&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La route qui passe par le jardin d’enfants
permet de transporter les mines anti-personnel que l’OBN nous a commandées
sans avoir à subir les récriminations des antimilitaristes. A la vitesse où
vont les choses je me demande parfois dans quel monde nous vivons. Que des gens
n’ait rien d’autre à faire dans leur vie que de se plaindre est déjà assez
malheureux, alors qu’en plus ils viennent ennuyer ceux qui travaillent, ça en
devient abracadabrantesque. J’en arrive à me poser de drôles de questions. Au
final, est-ce que le monde n’est pas qu’un simple ramassis de crétins qui,
parce qu’ils n’ont pas réussi à mener à bien leurs propres ambitions, déguisent
la jalousie qui les ronge et l’amertume de leurs déceptions en un pseudo
sentimentalisme dégoulinant dont la mièvrerie n’aurait d’égale que la
texture des glaires qu’ils crachent sur les quais de gare ? Les masses sont
comme du vomi sur le trottoir, rien que de les voir, de les sentir et j’ai déjà
envie de dégobiller. Les entendre…quelle horreur, c’est toujours le même
ramassis de clichés abrutissants d’une superficialité affligeante, que chacun
d’ailleurs se plait à répéter, avec ses propres variantes, si toutefois il en est
capable, ce qui est plus que rare. As-tu déjà pris les transports en
commun ? Figure–toi que chaque matin, que chaque soir, des tas de gens
s’agglutinent dans des cages de fer et s’y entassent de telle manière qu’ils sont
si collés les uns aux autres avec leur dessous de bras nauséabonds, que même
des bœufs refuseraient d’agir de la sorte et d’entrer dans un espace où l’air
est si rance. C’est que ça pue la vulgarité et ce, à tous les niveaux. Je pense
que nous touchons là au comble du mauvais goût et il n’est pas étonnant que
l’admirable cinéma du grand Yves Couturier insiste autant sur ces longues
scènes dans le métro –te souviens-tu ?- où des étrangers mal éduqués, si
ce n’est un pléonasme, viennent ajouter au tableau déjà très peu reluisant de
la laideur humaine, la médiocrité de leur misérable barbarie. Tu dois le
savoir, il n’y a rien de plus ancré dans le sol qu’un pauvre, ne serait-ce que son
odeur, mets-en un, seulement un, dans une foule…et &lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;tu le remarqueras tout de suite, ces individus
ne sont que des trouble-fêtes dont une vie de paresse, d’excès et de vices a
fait remonter du plus profond de leur cœur tuméfié une noirceur maléfique digne
de celle des pires assassins. Chaque mendiant est un meurtrier en puissance,
parce qu’il n’a rien à perdre et tout à gagner, à tout moment ses pulsions
menacent de le rendre coupable des crimes les plus vils : viols, meurtres, cannibalisme,
pédophilie, seul l’usage constant de drogues dont il fait usage à longueur de
journée et qui l’abrutissent en le rendant plus docile qu’un chien évite que
les drames ne soient trop fréquents. Comment une société aussi évoluée, se
prétendant « civilisée » peut encore accepter cela ? Comment le
monde peut-il continuer à tourner dans de telles conditions ? Qui va finir
par nous débarrasser de tous ces déchets ? Il est des jours comme celui-ci
où le monde a vraiment l’air fou !&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 11 Jun 2008 12:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>Always PCC</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/05/9508406.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/05/9508406.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9508406/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/05/9508406.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/82/36/343346/26611487.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;281&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;coca_cola_can_1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/82/36/343346/26611487_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La canette d’une contenance de
trente trois virgule trois centilitres de capacité et d’onze virgule un
centimètre de hauteur brille d’une lueur maléfique. La couleur sang de sa robe
irradie des rayons démoniaques qui en attirant le regard lui ôte la capacité de
distinguer pleinement l’objet observé. La violence de l’éclat que cherche à étouffer
le mur blanc sur lequel elle se découpe fait de l’air qui la confine un espace
trop petit prêt à se déchirer à tout moment en ouvrant la porte de quelque plan
infernal d’où surgirait les pires créatures que l’univers ait jamais portées.
La capsule levée de la base supérieure du cylindre infernal est un défi lancé à
la face de Dieu car la blasphématoire pénétration qu’il se complait à perpétrer
en enfonçant toute sa tête dans l’ouverture&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;sombre et profonde de l’objet est en même temps un don prométhéeusement
adamesque permettant aux hommes de se désaltérer à la source sucrée et jamais
satisfaisante de l’obscurité et des ténèbres dont les doutes laissent dans la
gorge une délicieuse même si parfois terrifiante sensation de vivre.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Thu, 05 Jun 2008 15:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>Fourmilère #1</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/04/9508395.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/04/9508395.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9508395/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/04/9508395.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une fourmi ce n’est pas bien
gros, deux fourmis c’est un charmant petit couple qui va faire ses courses au
supermarché un bel après midi de dimanche, trois fourmis, c’est une bande de
copains qui sortent faire la java, quatre fourmis, c’est un petit groupe
d’homme d’affaire perdus dans le quartier des affaires en train de chercher
leur hôtel, cinq fourmis c’est un groupe de policiers qui se promènent dans les
rues en tenant des deux mains leurs ceintures prêts à intervenir à tout moment,
six fourmis, c’est un groupe d’écoliers qu’une surveillante emmène à la cantine,
sept fourmis ce sont les sept premiers cosmonautes sur le point de quitter la Terre
pour aller sur Mars et qui tiennent leurs casques coincés entre leur bras et
leur combinaison spatiale, huit fourmis ce sont des extra-terrestres déguisés
en humains qui se sont rendus sur Terre pour savoir si les humains sont en
mesure de comprendre leur humour, neuf fourmis c’est un convoi spécial qui
transporte des données fondamentales et qui doivent à tout prix de toute
urgence transmettre une information au président, dix fourmis c’est une équipe
de football dont une météorite aurait écrasé le gardien, onze fourmis c’est une
réunion de poètes dévoués au décasyllabe qui se défient mutuellement sous le
regard sévère d’un juge, douze fourmis c’est une rixe qui oppose deux gangs
d’anciens jeunes dans une maison de retraite, treize fourmis, c’est un gang de
terro… de touristes français qui prennent des photos des pyramides en se disant
que les japonais sont vraiment cons de se prendre en photos à tout bout de
champ, quatorze fourmis c’est l’ensemble des élèves qui suivent des cours de
latin un mercredi après-midi pendant que leurs camarades sont en train de
s’amuser et sont toujours obligés de décliner les invitations, quinze fourmis,
c’est un groupe de contrôleurs des impôts qui descendent fumer des gros cigares
devant un magasin de voitures de luxe, seize fourmis c’est un rassemblement de
militants qui s’opposent aux rassemblements de militants, dix-sept fourmis
c’est&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;une foule de passants qui
entourent une cycliste qui s’est fait renverser par un chauffard ivre, dix neuf
fourmis, c’est un comité d’actionnaires qui visitent une usine pour constater
que les ouvriers font du bon boulot, vingt fourmis, c’est un syndicat ouvrier
qui séquestre leur patron parce que les actionnaires veulent fermer l’usine.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 04 Jun 2008 15:20:00 GMT</pubDate></item><item><title>Fragment disputé à une fourmi</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/03/9487064.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/03/9487064.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9487064/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/03/9487064.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/94/21/343346/26535359.gif&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/94/21/343346/26535359_p.gif&quot; alt=&quot;small_antpharaoh&quot; style=&quot;width: 474px; height: 400px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Un texte sans
contrainte :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;« courant yu ni pas de corps le camembert sent fort et
l’agrafeuse Dom Juan des feuilles perce les cœurs un grand moment de liberté la
barre d’espace n’en est plus une quand les ordinateurs deviennent trop petit
les carrés ne sont pas des fenêtres les carreaux sont des fenêtres cassé le
repos n’a pas besoin de déterminant l’égoiste de trémas et l’a postrophe dans
une pharmacie de « f » les livres posés contre le plancher le sol lit
silencieusement les pages les plus ennuyeuses de la littérature pomme de pin
sapin coquin rhinocéros aigri jérémiade dans un bain mousseux sans l’aide d’une
station service le regard du mur blanc parce qu’il ne s’agit pas simplement que
ça se suive or donc car parce qu’il y a nécessité d’autonomie indépendance le
renard blanc du corps duquel on sépare la fourrure est très distingué les
oreilles battent les rames d’un cannot bleu sur l’eau noire après que le
pétrolier ait avalé ses hommes dans d’immenses flammes de brasse »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Anti-écriture
automatique, plus grande ouverture possible :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;« le vomi la libellule rougit voiture forêt européenne
luxuriante pas beaucoup d’hépatite les renards argentés crèvent en hiver les
sucettes le tube de colle le banc la table et la craie un vieux monsieur porte
une barbe noire il est assis au milieu d’un banc dans un parc vide dans une
petite ville les bouchons font rage le liquide sur la table est sucré il attire
des mouches et une fourmi les cils recouvrent la prunelle d’un œil que la
vaisselle noie des chemises d’artichaut chahutés par la peau d’une fermeture
éclair improvisée »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Faut-il aimer la
langue dans laquelle on écrit pour y écrire ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;« blinui moriba anbre gagro grago nosikaha mushinoleku
arlfons bresh ijintazief ronalfon tuporifaction antrupuilamereux
prestanoctuniais rache opuscover »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Plus grande ouverture
possible :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;« Ca commence dans l’espace un homme sur son tracteur
cultive un champ d’idée mais personne ne passe alors il se sent seul et fait du
râteau interstellaire les escargots lunaires le regardent en pointant leurs
antennes globuleuses mais ils ne le comprennent pas parce que les escargots ne
comprennent qu’une seule chose et de cette chose ils n’ont en aucun cas le
droit d’en parler d’ailleurs la première règle pour être un escargot de
l’espace c’est tu ne parleras pas de la chose et la deuxième règle aussi
parfois on retrouve des escargots de l’espace perdu dans des éviers souvent les
statistiques le prouvent mal lavés et sur lesquels sont posés des gants roses
les escargots de l’espace contrairement aux idée reçus ne mangent pas de salade
ils se nourissent d’amas d’étoile le jardinier interstellaire connaît
l’histoire de la nébuleuse de Mishima un ensemble d’homme vivait heureux les
escargots sont venus ont mangé leurs étoiles ils n’avaient plus de rêve et ils
ont volé des pommes de son verger ils ont ensuite fait une grande faite et un
grand banquet où les escargots étaient conviés mais ils ne sont pas venus ils
parlaient de la chose une réunion spatiale spéciale. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Au-delà de toute
contrainte &lt;/em&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;« Requiem pause silence soufle le coup du sabre a
caressé ses cheveux il ne pleure pas il est étendu sur le sol le genou égratigné
contre la figure édenté de ce sinistre personnage qui menace de détruire la
galaxie toute entière à cause d’une vulgaire escarmouche un de ces beaux soirs
parmi les derniers du printemps les coccinelle butinaient des fleurs dont les
dieux eux-même jalousaient les arômes »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Au-delà de toute
contrainte :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;« jurisprudence problème de vertu au contraire les
gommes et toutes les fournitures scolaires finiront toujours dans des bennes
plastiques des sortes de cadavres de moins en moins bon marché à cause de
l’augmentation du prix du pétrole ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Toujours des
mots :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;a u o h u e
a t u i p k j e a n o e k q j i u l h o o q a a a i i i o o o g h t 1 v c i r l
e s m o t s s o n t&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;t o u j o u r s d e
r r i è r e&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Au niveau des phrases:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Un champ de blé que le soleil ne daigne plus toucher de ses
rayons rend le visage du vieil homme triste, assis sur un chaise il joue de l’harmonica.
Le vent cosmique frappe au carreau et la mère au tablier plein de farine
délaisse quelques instants ses gâteaux et ses fourneaux pour s’enquérir de la
nouvelle. Le rougeoiement de l’halogène en train de fondre dans un coin de
pièce n’empêche pas les moustiques d’ingurgiter le sang des passants stupéfaits
qui contemplent le spectacle depuis l’extérieur. On entend un bébé crier.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 03 Jun 2008 19:41:00 GMT</pubDate></item><item><title>Autobiographie :</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/02/9487060.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/02/9487060.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9487060/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/02/9487060.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;je je je je je je je je je je je je je je je je je je je je
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je je je je je&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 02 Jun 2008 19:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>Parapsaume</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/01/9439761.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/01/9439761.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9439761/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/06/01/9439761.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/29/33/343346/26398833.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;191&quot; height=&quot;250&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/29/33/343346/26398833_p.jpg&quot; alt=&quot;KOLTES&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;« Il a sauté, d’un coup, sans que personne ne s’y
attende, c’est drôle la vie, défois ça s’arrête et il n’y a personne pour te
prévenir »&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 01 Jun 2008 01:47:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ratures #602</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/31/9439755.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/31/9439755.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9439755/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/31/9439755.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Juste le bruit des pages tournées d’un cahier posé sur une
table et le chant nocturne de la pluie qui gravite autour et jamais ne s’y
dépose. Sous le regard agité d’une lune s’abîmant dans les tréfonds de la nuit
froide. Dans les profondeurs du lac qui borde le gîte doivent reposer de
sinistres créatures et il craint que le sommeil ne l’entraîne vers ces fonds inhospitaliers.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sat, 31 May 2008 01:43:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le pain quotidien</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/30/9439752.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/30/9439752.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9439752/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/30/9439752.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/74/343346/26398653.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;361&quot; height=&quot;416&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/74/343346/26398653_p.jpg&quot; alt=&quot;Miro_Cat_300_100a&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La nuit. La nuit noire. La nuit noire les yeux fermés. Les
mains ligotées. Dans le coffre d’une voiture. S’arrête. S’ouvre. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Un matin. Il se lève et garde son peignoir pour aller
chercher le journal que le livreur dépose très tôt dans sa boîte aux lettres.
Un journal de luxe. Des informations valant leur pesant d’or se promènent sur
des pages recouvertes de caractères argentés. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le coup de téléphone. 8H53. « Tu vas crever sale
ordure ». &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;12H12 : la fin de la vaisselle. Les bulles de mousse
dans l’évier. Il vit seul. Lundi. Sa bonne ne vient pas. Il se débrouille. Il
se débrouille.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;13H40 : « Tu vas crever sale ordure ». Même
les gouttes de pluie qui frappent le carreau sont toutes différentes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il marche dans la rue, il tient une valise dans la main. Des
voitures passent sur la route à côté. Il suffirait d’un pas de trop pour qu’il
meurt percuté par l’un de ces engins diaboliques. Il n’a pas bu, il marche
droit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il n’a pas faim, il n’a pas soif, il n’est pas lassé, il ne
fait pas particulièrement attention à l’endroit où il marche, il n’a pas froid,
il n’a pas chaud, il n’est pas essoufflé, il n’a pas une soudaine envie de
sucre, il ne continue pas à marcher, il ne rentre pas chez lui, il n’est
pas seul, il n’est pas tranquille, il n’est pas rassuré, il n’est pas à
l’extérieur d’un coffre de voiture, il n’est pas très à l’aise, il n’est pas
mort, il n’est pas vivant pour encore très longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Car le canon collé sa tempe…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le tue.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 30 May 2008 01:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>Made in China?</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/29/9439751.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/29/9439751.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9439751/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/29/9439751.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Gastronomiquement parlant, ce que
je regretterai le plus lors de mon séjour en Chine, ce sera de ne plus pouvoir
manger de nems.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Thu, 29 May 2008 01:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>UN DEUX TROIS QUATRE</title><dc:creator>HELAS</dc:creator><link>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/28/9372899.html</link><comments>http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/28/9372899.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://espacetexte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9372899/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://espacetexte.canalblog.com/archives/2008/05/28/9372899.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/7bICqvmKL5s&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;embed width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/v/7bICqvmKL5s&amp;amp;hl=fr&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Suite de mots farfelus. UN le
jour un jour blanc parmi d’autres. DEUX une poubelle verte en plastique dont on
aurait perdu le couvercle. TROIS un désodorisant inutile jeté dans la poubelle
inflammable. QUATRE un jeune moins de vingt-cinq ans rebelle cité incapable
aligner quatre mots faire phrase agressif et vivant. CINQ une voiture de
police&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;passe devant la poubelle le jeune
ralentit le dévisage. QUATRE un jeune de banlieue d’origine maghrébine suspect
si ça se trouve un terroriste il porte une casquette blanche de la racaille ses
chaussettes sont rentrées dans son survêtement ou l’inverse. QUATRE un jeune
déscolarisé qui vit dans la misère dans un quartier défavorisé victime de la
violence et des bavures policières. DEUX une poubelle pleine d’ordures rien
d’intéressant dedans seuls les clodos s’y intéressent puent pleines de détritus
le vert la couleur de l’espoir. SIX une cité au joli nom de fleur grands noms
d’architectes grands bâtiments grand nombre d’habitants grand nombre de
policiers. CINQ quatre fuck dans une voiture sur laquelle sont inscrites les
lettres P.O.L.I.C.E. personne ne court aussi vite qu’une balle la Peur On La
lIt sur çon visagE les cowboys font leurs chauds. UN avant le soir un jour
blanc mais le ciel gris contraste avec la couleur de la peau du jeune homme et
le blanc des yeux qui scrutent le silence d’un jour pluvieux il aurait pu
neiger si nous n’étions pas en été. SEPT un briquet dans une poche de
survêtement. QUATRE un homme qui glisse la main dans sa poche. CINQ protection
surveillance. QUATRE un suspect d’origine maghrébine glisse sa main dans la
poche d’un survêtement de marque qu’il n’a pas pu se payer et qu’il a sûrement
dû voler. SIX une ville dont le nom est inscrit sur une plaque à moitié gommée
par les graffitis noirs les vrais noms les habitants la commune comme
communauté SLIP TENIK MYSTIX ARX MAKLIK KGB HYPNOTIZ des murs lavés sales d’une
misère que rien n’enlève les passages cloutés et les publicités tout le tralala
des tags officiels l’imaginaire coloré de l’urbanité exotique. QUATRE un
individu assez jeune un individu parmi des milliers d’autres individus porte
les mêmes habits-prêt-à-porter les mêmes idées-prêt à penser les mêmes
problèmes-prêt à gueuler à quoi ça sert d’être autant si on est tous les mêmes.
CINQ plusieurs fois le même individu habillé de la même façon prêt à porté,
pensée, pas de problème dépression suicide tolérance zéro. SIX une cité petite
taille petite richesse petite espérance de vie petite bibliothèque petite
suffisance petite uniformité petite conformité petite originalité. UN jour.
DEUX poubelles. TROIS désodorisants. QUATRE jeunes de quartiers. CINQ voitures
de policiers. SIX dans une cité. SEPT un briquet. UN DEUX TROIS QUATRE CINQ SIX
SEPT UN SIX DEUX QUATRE TROIS SEPT SIX un coup de pression tout se met à
brûler.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 28 May 2008 18:04:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>