Oyez, oyez, la nuit, la nuit

S’efface et le regard dans la glace

Est froid comme un cœur

Vide

 

La rancœur consume la nuit sur un arbre en flamme

Pendant que les corbeaux, absents, se taisent, lointain.

La pomme de douche fond

Tout moisie elle s’abîme dans de profonds champs.

 

Les brontosaures braument tel des ânes

Dont on aurait coupé les oreilles

Sourds comme des mûles

Ils traînent de grosses poches sous leurs yeux

Abattus, les corps longent la route

Sous le soleil.