Michel Muller - 20 ans
envoyé par gazobu

La route qui passe par le jardin d’enfants permet de transporter les mines anti-personnel que l’OBN nous a commandées sans avoir à subir les récriminations des antimilitaristes. A la vitesse où vont les choses je me demande parfois dans quel monde nous vivons. Que des gens n’ait rien d’autre à faire dans leur vie que de se plaindre est déjà assez malheureux, alors qu’en plus ils viennent ennuyer ceux qui travaillent, ça en devient abracadabrantesque. J’en arrive à me poser de drôles de questions. Au final, est-ce que le monde n’est pas un simple ramassis de crétins qui, parce qu’ils n’ont pas réussi à mener à bien leurs propres ambitions, déguisent la jalousie qui les ronge et l’amertume de leurs déceptions en un pseudo sentimentalisme dégoulinant dont la mièvrerie n’aurait d’égale que la texture des glaires qu’ils crachent sur les quais de gare ? Les masses sont comme du vomi sur le trottoir, rien que de les voir, de les sentir et j’ai déjà envie de dégobiller. Les entendre…quelle horreur, c’est toujours le même ramassis de clichés abrutissants d’une superficialité affligeante, que chacun d’ailleurs se plait à répéter, avec ses propres variantes, si toutefois il en est capable, ce qui est plus que rare. As-tu déjà pris les transports en commun ? Figure–toi que chaque matin, que chaque soir, des tas de gens s’agglutinent dans des cages de fer et s’y entassent de telle manière qu’ils sont si collés les uns aux autres avec leur dessous de bras nauséabonds, que même des bœufs refuseraient d’agir de la sorte et d’entrer dans un espace où l’air est si rance. C’est que ça pue la vulgarité et ce, à tous les niveaux. Je pense que nous touchons là au comble du mauvais goût et il n’est pas étonnant que l’admirable cinéma du grand Yves Couturier insiste autant sur ces longues scènes dans le métro –te souviens-tu ?- où des étrangers mal éduqués, si ce n’est un pléonasme, viennent ajouter au tableau déjà très peu reluisant de la laideur humaine, la médiocrité de leur misérable barbarie. Tu dois le savoir, il n’y a rien de plus ancré dans le sol qu’un pauvre, ne serait-ce que son odeur, mets-en un, seulement un, dans une foule…et  tu le remarqueras tout de suite, ces individus ne sont que des trouble-fêtes dont une vie de paresse, d’excès et de vices a fait remonter du plus profond de leur cœur tuméfié une noirceur maléfique digne de celle des pires assassins. Chaque mendiant est un meurtrier en puissance, parce qu’il n’a rien à perdre et tout à gagner, à tout moment ses pulsions menacent de le rendre coupable des crimes les plus vils : viols, meurtres, cannibalisme, pédophilie, seul l’usage constant de drogues dont il fait usage à longueur de journée et qui l’abrutissent en le rendant plus docile qu’un chien évite que les drames ne soient trop fréquents. Comment une société aussi évoluée, se prétendant « civilisée » peut encore accepter cela ? Comment le monde peut-il continuer à tourner dans de telles conditions ? Qui va finir par nous débarrasser de tous ces déchets ? Il est des jours comme celui-ci où le monde a vraiment l’air fou !