04 mai 2008
Entrenuit
Il regarde la montre : 22H22. Il se réveille. Il tourne dans le lit. Humide. Ses habits collent à sa peau. Le courant d’air par la fenêtre. Ouverte. Noire. Il regarde la montre : 2H22. Il se réveille. Il sort d’un terrible cauchemar. Le nez bouché. Il est couvert de transpiration. Il regarde la montre : 1H11. Il se réveille. La sonnerie l’a tiré hors de son sommeil. La violence matinale d’un nouveau jour point. Il dormirait bien encore une heure ou deux. Le jour filtre à travers les volets fermés. Le verbiage lumineux, agglutiné contre ses volets, s’apprête à envahir la pièce. La porte de son frigo. Il passe dans la salle de bain. Il se mouille le corps. Le visage. 22H22 : il se réveille. Il a très envie d’aller aux toilettes. Il se lève. Il a la gorge sèche. Il allume la lumière. Jaune. Etouffée par les ténèbres. Ne perce pas. Le radio-réveil dans la nuit s’éteint. La panne de courant est fatale. 0H00 clignote. Clignotte. Clignotte. Le jour se lève. 7H00 ne sonnent, il ne se réveille pas. Se blottit contre son oreiller. Profondément endormi. Il sourit.

