02 mai 2008
A steack #08
Soudain se dresse devant lui une lourde porte en bois. Elle s’ouvre. Warhola entre. Beaucoup de gens. Beaucoup. Beaucoup. Beaucoup. Le plafond en pierre cache le ciel. Dans le ventre de la montagne. Serait-ce réellement une ville ? Toute une cité troglodyte ? Il n’a jamais entendu parler d’une telle chose. Il bouscule. Se fait bousculer. Les gens le regardent. L’évitent. Lui sourit. Ont des airs indifférents. Sont grands. Petits. Habillés de toutes les couleurs. Il ne voit plus Warohla. Il panique. Pourquoi ? Son seul point de repère. Le sourire de Warhola. Quelques mètres devant sur sa gauche. Parle à une jeune fille. Il est habillé en bleu. Retenir ce bleu pour éviter de le perdre. Un groupe passe. Violet. Rouge. Bleu Warhola. Un autre groupe. Vert. Bleu clair. Vert. Bleu. Warhola. Il arrive à ses côtés. « Ah ! j’ai bien cru t’avoir perdu. C’eût été dommagissime. Je te présente… Quelle est votre nom déjà belle demoiselle au visage jolisyeuté ?... ». Il n’entend pas la réponse. Elle est trop loin. Les cheveux d’or. Il regarde aux alentours. La foule est impressionnante. Pourquoi tous ces gens s’abritent dans une sombre caverne alors qu’ils pourraient vivre dehors ? A l’air libre. Il s’apprête à poser la question : « Pourqu… » mais il remarque loin devant à sa droite un mouvement de foule. Les gens s’écartent. Ils laissent passer…quelque chose. Il n’arrive pas à voir quoi. Warhola crie plusieurs mots incompréhensibles. Des clameurs les étouffent. Il est très enthousiaste. Il attrape la fille par la main. La fille sourit. Il les suit. Ils partent tous en direction de la mystérieuse apparition. Warhola connait bien la région pour quelqu’un qui n’ait que de passage. La fille lui saisit la main. Attiré. Légèrement déséquilibré. Il court à moitié en même temps qu’il regarde sa montre. Elle est cassée.

