26 novembre 2007

Le temps malgré le vent...

Le temps malgré le vent, passe à chaque fois ; tu souffles et les flocons décollent, tu regardes brûler les voitures et traces dans la nuit noire du bout du doigt un silencieux message. Les klaxons de voitures enflammées mécaniquement te répondent. Les sirènes résonnent, et les lumières clignotent. La nuit est bleue, rouge, bleue, rouge. Tu regardes tes mains tâchées de sang. Sur le mur un grafitti représente une étoile. Tu lèves les yeux vers le ciel qu’une nappe épaisse de gaz noirs recouvre. Tu te sens comme... [Lire la suite]
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23 novembre 2007

Poussière d'enfant

   Dans la brume on entendait un enfant crier. A moins que ce ne soit le vent. Il se frottait le visage de ses petits poingts pour y sécher les larmes. Elles dégoulinaient de son nez. De ses oreilles. De ses mains. Un mouchoir imbibé planait. Le ciel était blanc, tout autour était blanc. Un grand brouillard. Ensorcelant. Magique. Le lacet de sa chaussure défait. Il pleurait de plus en plus fort. Je faisais de grands gestes. Il ne me voyait pas. Pourtant je me trouvais à seulement deux mètres. Je me... [Lire la suite]
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20 novembre 2007

Gardiennage hivernal

Le gardien remet le col de sa veste. La fermeture éclair. Vouip. Quand il respire, de la fumée s’échappe de sa bouche. Il regarde sa montre. Il est l’heure. Il revérifie. Rabaisse sa main. Va chercher les clefs dans sa poche. S’approche de la porte. Comme ça que ça devait finir. Il l’ouvre. Ramasse une chaussure et la jette au fond de la pièce. Appuye sur l’interrupteur. La vaste salle s’éclaire. −Ça caille ici. Mais personne ne lui répond. Les machines immobiles. Il se dirige vers le téléphone rouge. Le... [Lire la suite]
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20 novembre 2007

Faux texte profond

–Vous me parlez des serpents comme si vous étiez le plus grand spécialiste, mais en fait vous n’êtes qu’un imbécile un peu plus présomptueux que les autres. –Non. Je suis le temps. Qui passe. Qu’il te reste. Je suis demain. Et je suis arrivé avec une journée d’avance. Je suis le décalage horaire. Je suis deux grands bras ouverts et je t’embrasse et tu recules et tu dis non et c’est inutile et tu. –Une montre cassée. Va-t-en.
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20 novembre 2007

Melting pot

 Ça ne sert à rien de se taire quand on ne peut plus parler. Si j’en étais capable je lèverais la tête vers le ciel et volerais d’une poignée de main d’étoiles. Mes poches sont vides. Mes poches sont trouées. Je tiens dans ta main mon petit doigt. Je rêve d’inventer un nouveau pronom. Qui me sortirait enfin de mon orpheline sociabilité. Mes habits : des agglomérations de trous à travers lesquels le vent n’ose passer. Une ville fantôme, une chape de plomb, le cœur coulé. Les ondes se propagent, des virus. Je t’ai... [Lire la suite]
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18 novembre 2007

Dernière partie Evagination

La cinquième partie du roman: Partie_5_Evagination Je vous remercie d'avoir lu ce roman jusqu'au bout, et j'attends vos commentaires les plus sincères.
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12 novembre 2007

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12 novembre 2007

Ma montre 1

2 tombeaux   [tombeaux] [tombeaux]     Still alive Je regarde   Ma m ntre   J'ai encore le temps de faire un tour  
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12 novembre 2007

Coquillebet

Recruter demain comme on récite une poésie, c’est triste comme un escargot sans sa coquille. Si je ne craignais des biologistes les quolibets, je dirai : aussi inutile que cette coquille. Mais la nature est bien faite. La société pas vraiment.
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12 novembre 2007

Du bout du doigt

Je pose mon doigt au centre du monde. Je regarde autour de moi, tâte mes poches, je n’ai pas de sacoche, ni de, pour d’une croix définitive éclaircir, marqueur. Dois-je, mon doigt sur le centre poser continuer de pour dans une telle immobilité rester ? Dans un si vaste espace, si jamais je m’éloigne je me demande comment je pourrai à nouveau le retrouver. Ne me regardez pas comme ça, je suis déjà bien embêté. La cartouche que je tiens entre mes dents finira par tomber. Les muscles de mes machoires atrophiées ne me... [Lire la suite]
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