Contre le carreau la pluie battante. Le ventre de l’homme, gros et gras, qui dort dans le lit, monte et descend. Respiration sifflante l’accompagne. Un âge certain.

Les lattes du lit sont toutes cassées. Elle est assise et le regarde dormir en face. Sans ses collants. Ses jambes collées contre son ventre. Les cheveux o-burn. Elle se rend cehz le coiffeur pour les colorer.

Sur de de tout petits bouts de papier, elle écrivait son histoire. Avant il savait si bien se tenir. Son histoire. L’époque où elle ne se forçait pas à sourire.

Au dessus de leur tête, un voyageur solitaire dans une mongtglofière désespéré jette du leste.

Longue chute. Le toit. Le chat sur le toit. Le chat sous le sac. Le sac s’ouvre, le chat au sol. Plat. N’attérit pas sur ses pattes.

Le bruit le réveille. Il baille bruyamment. Se frotte les yeux. La regarde. Bêtement. Rien dans le regard. Elle fond. Elle l’aime. Elle est triste. Il enfile le pied droit dans son chausson. C’est trente minutes de sa vie.

Il revient avec les cheveux mouillées. Il porte un peignoire rouge. Elle est en train de se maquiller. Elle porte du rouge à lèvre bleu.

Elle lui dit qu’elle doit aller chez le coiffeur. Il lui demande ce qu’elle pense qu’il doit faire. Elle lui dit qu’il vaut mieux qu’il attende. Il lui dit qu’il n’en peut plus d’attendre. Il lui dit qu’il veut s’en aller. Elle lui dit d’être courageux. Elle lui dit que la vie est parfois difficile. Il lui dit qu’il n’a pas mérité ça. Elle lui dit que beaucoup de gens n’ont pas mérité « ça ». Il lui dit que c’est vrai mais que ça ne suffit pas, il lui dit qu’il veut faire la révolution. Elle lui dit que la révoltution c’est toujours sanglant et qu’il ne va pas se mettre à commencer à tuer des gens. Il lui dit qu’à certains moments il y songe et qu’il voudrait être heureux.